Le cadre financier pluriannuel (CFP) est le budget à long terme de l’Union européenne (UE), négocié tous les sept ans entre les États membres et le Parlement européen. La proposition de CFP 2028-2034, présentée par la Commission le 16 juillet 2025, marque une rupture nette avec la programmation en cours. Budget en hausse nominale, architecture radicalement simplifiée, nouvel instrument de programmation, conditionnalité renforcée : pour les porteurs de projets qui connaissent le CFP 2021-2027, comprendre ces changements n’est pas optionnel – les règles du jeu changent dès 2028.
En bref – les 5 changements clés à retenir
- Le budget passe de ~1 214 Md€ à ~2 000 Md€ en prix courants, mais la hausse réelle est bien plus modeste une fois l’inflation et le périmètre élargi pris en compte.
- Les 7 rubriques deviennent 4 et les 52 programmes se réduisent à 16 – une simplification structurelle majeure.
- L’accord de partenariat est remplacé par le PPNR (Plan de Partenariat National et Régional) : un document unique qui fusionne cohésion, PAC, pêche et sécurité/migration, avec une logique de performance inspirée du plan de relance post-COVID.
- Cinq nouvelles ressources propres (marché carbone, taxe carbone aux frontières, déchets électroniques, accise tabac, taxe numérique) doivent générer ~58,5 Md€/an pour réduire la dépendance aux contributions nationales.
- La conditionnalité état de droit est étendue à l’ensemble des fonds du CFP, avec une procédure accélérée permettant à la Commission de suspendre les paiements sans vote unanime du Conseil.
Tableau comparatif synthétique
| Critère | CFP 2021-2027 | CFP 2028-2034 |
|---|---|---|
| Budget total (CFP seul) | ~1 214 Md€ (prix courants) | ~2 000 Md€ (prix courants) |
| Budget avec instruments spéciaux | ~2 034 Md€ (avec NextGenerationEU) | Intégré dans le CFP (remboursement NGEU inclus) |
| Structure budgétaire | 7 rubriques, 52 programmes | 4 rubriques, 16 programmes |
| Instrument de programmation par État | Accord de partenariat | PPNR (Plan de Partenariat National et Régional) |
| Fonds couverts par l’instrument de programmation | Fonds structurels (FEDER, FSE+, FEADER, FEAMP) | Cohésion + PAC + pêche + sécurité/migration |
| Ressources propres | Droits de douane, TVA, RNB, contribution plastique | + 5 nouvelles sources (ETS, CBAM, déchets électroniques, tabac, numérique) |
| Conditionnalité état de droit | Règlement 2020/2092 – fonds structurels | Étendue à tous les fonds, procédure accélérée |
| Flexibilité / réserve de crise | ~3,65 % des plafonds à l’adoption | 25 % des enveloppes PPNR non pré-allouées |
| Début de programmation | 1er janvier 2021 | 1er janvier 2028 |
| Durée des négociations (indicatif) | ~3 ans (proposition mai 2018 → accord juillet 2020) | En cours depuis août 2025 – accord attendu 2027 |
Données issues de la proposition Commission du 16 juillet 2025 – susceptibles d’évoluer lors des trilogues Parlement européen-Conseil 2025-2027.
Changement 1 – Le budget : de 1 214 Md€ à 2 000 Md€
Une hausse nominale significative, mais à relativiser
Le CFP 2021-2027 s’établissait à ~1 214 Md€ en prix courants, hors NextGenerationEU (NGEU). En ajoutant ce plan de relance post-COVID de 750 Md€, le total atteignait ~2 034 Md€.
La proposition 2028-2034 affiche ~2 000 Md€, soit 1,26 % du revenu national brut (RNB) de l’UE contre 1,07 % actuellement. La hausse nominale est d’environ +65 % par rapport au CFP seul – mais cette comparaison est trompeuse pour trois raisons :
- Le remboursement de la dette NGEU est intégré dans le CFP 2028-2034 (~149 Md€ sur 7 ans, soit ~9 % du budget). En 2021-2027, ce remboursement était hors CFP.
- L’inflation sur sept ans érode mécaniquement le pouvoir d’achat des enveloppes nominales.
- Le périmètre est élargi : la PAC et la pêche, auparavant gérées séparément, sont désormais intégrées dans la même architecture que la cohésion.
En prix constants et à périmètre comparable, la hausse est nettement plus modeste. Le Parlement européen, dans son rapport intermédiaire d’octobre 2025, demande encore +10 % sur les politiques publiques par rapport à la proposition de la Commission – la négociation est donc loin d’être close.
Les nouvelles ressources propres : 58,5 Md€/an supplémentaires
Pour financer ces ambitions sans alourdir les contributions nationales, la Commission propose cinq nouvelles ressources propres :
- ETS – système d’échange de quotas d’émission (marché carbone européen)
- CBAM – mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (taxe carbone à l’importation)
- Déchets électroniques non collectés – contribution sur les équipements non recyclés
- Droits d’accise sur le tabac – part reversée au budget UE
- Contributions des grandes entreprises opérant dans le marché unique (taxe numérique)
Ensemble, ces cinq sources devraient générer ~58,5 Md€/an selon les estimations de la Commission (chiffre issu de la proposition du 16 juillet 2025 – à confirmer lors de l’adoption de la décision sur les ressources propres). L’enjeu est structurel : réduire la dépendance aux contributions RNB des États membres, qui financent aujourd’hui la majorité du budget européen.
Changement 2 – L’architecture : de 7 rubriques à 4
Les 7 rubriques du CFP 2021-2027 : rappel
Le budget européen 2021-2027 était organisé en 7 rubriques thématiques, chacune avec ses propres règles, ses propres autorités de gestion et ses propres programmes :
- Marché unique, innovation et numérique
- Cohésion, résilience et valeurs
- Ressources naturelles et environnement
- Migration et gestion des frontières
- Résilience, sécurité et défense
- Voisinage et monde
- Administration publique européenne
Cette architecture en silos présentait un avantage : la lisibilité thématique. Chaque porteur de projet savait dans quelle rubrique chercher son financement. Mais elle avait un coût réel : 52 programmes distincts, des règles d’éligibilité hétérogènes, des procédures de demande multiples et une rigidité budgétaire qui a rendu les ajustements en cours de période longs et complexes. À la révision à mi-parcours de février 2024, les marges disponibles étaient déjà épuisées.
Les 4 rubriques du CFP 2028-2034 : rationalisation ou recentralisation ?
La Commission réduit l’architecture à 4 rubriques et 16 programmes :
- Rubrique 1 – Cohésion, agriculture, ruralité, pêche, affaires maritimes, prospérité et sécurité : ~865 Md€ – la plus grande rubrique, portée par les PPNR
- Rubrique 2 – Compétitivité, prospérité et sécurité : ~409 Md€ – dont le Fonds européen pour la compétitivité (FEC), Horizon Europe, Erasmus+ (49 Md€, +50 % vs 2021-2027) et le nouveau programme AgoraEU
- Rubrique 3 – Europe globale : ~200 Md€ – action extérieure, aide humanitaire, préadhésion
- Rubrique 4 – Administration : dépenses de fonctionnement des institutions européennes
La logique de fusion est claire : moins de silos, plus de flexibilité, des redéploiements budgétaires facilités entre rubriques. Mais la critique est tout aussi claire. Le Sénat français, dans son rapport R25-532 intitulé « De grandes fusions au risque de beaucoup de confusion », pointe le risque de perte de lisibilité pour les bénéficiaires et de recentralisation au profit de la Commission, notamment sur le Fonds européen pour la compétitivité où les États membres n’ont pas de droit de veto (sauf sur le volet défense). Le Parlement européen partage ces réserves et pousse pour des garanties supplémentaires sur la transparence des enveloppes.
Les deux lectures coexistent : simplification nécessaire après l’expérience 2021-2027, ou dilution des politiques traditionnelles dans un ensemble moins traçable. La réponse dépendra largement de la rédaction finale des règlements sectoriels, attendus en 2027.
Changement 3 – L’accord de partenariat remplacé par le PPNR
C’est le changement le plus structurant pour les porteurs de projets en gestion partagée.
L’accord de partenariat 2021-2027 : rappel du fonctionnement
En 2021-2027, chaque État membre a négocié avec la Commission un accord de partenariat – un document stratégique définissant comment les fonds structurels seraient utilisés sur son territoire. Son périmètre était limité aux fonds de cohésion : FEDER (Fonds européen de développement régional), FSE+ (Fonds social européen plus), Fonds de cohésion, FEADER (agriculture rurale) et FEAMP (pêche).
Pour la France, cet accord, adopté le 2 juin 2022, représentait ~18,4 Md€ pour la politique de cohésion stricto sensu. La gestion était fortement décentralisée : les régions françaises étaient autorités de gestion de la plupart des programmes opérationnels FEDER et FSE+.
Le PPNR : une fusion inédite avec une logique de performance
Le PPNR (Plan de Partenariat National et Régional) est l’instrument central du CFP 2028-2034. Il fusionne dans un seul document stratégique par État membre des fonds auparavant gérés séparément :
- Politique de cohésion (FEDER, FSE+, Fonds de cohésion)
- Politique agricole commune (PAC – piliers 1 et 2)
- Politique commune de la pêche
- Volets sécurité intérieure, migration et gestion des frontières
Pour la France, l’enveloppe totale du PPNR est estimée à ~90,1 Md€ (proposition Commission – susceptible d’évoluer). C’est une hausse apparente considérable par rapport aux 18,4 Md€ de l’accord de partenariat 2021-2027, mais le périmètre est radicalement différent : la PAC représente une part importante de cette enveloppe.
La différence fondamentale avec l’accord de partenariat tient à la logique de financement : le PPNR s’inspire directement de la Facilité pour la reprise et la résilience (FRR) déployée après le COVID. Les crédits ne sont versés qu’à la condition d’avoir atteint des jalons et des cibles mesurables préalablement fixés. On passe d’un financement par les coûts (présentation de factures puis remboursement) à un financement par la performance.
Ce que la fusion PAC + cohésion change concrètement
Pour les porteurs de projets, trois conséquences pratiques :
Un seul interlocuteur national, mais des règles plus complexes. Le PPNR crée un point d’entrée unique par État membre, ce qui peut simplifier la vision stratégique. Mais la fusion de fonds aux logiques très différentes (subventions à la surface agricole vs projets d’innovation régionale) génère une complexité réglementaire accrue dans les règlements sectoriels.
Des synergies possibles entre fonds agricoles et fonds de cohésion. Un projet de développement rural pourra potentiellement mobiliser à la fois des crédits PAC et des crédits cohésion dans un cadre unifié – une opportunité réelle pour les territoires ruraux.
Un risque de réduction de la visibilité des enveloppes régionales. Le pilotage national renforcé du PPNR peut réduire la marge de manœuvre des régions comme autorités de gestion. Le rôle exact des collectivités territoriales dans la gouvernance des PPNR reste à préciser dans les règlements sectoriels.
Changement 4 – La conditionnalité état de droit renforcée
En 2021-2027, le mécanisme de conditionnalité état de droit a été introduit par le règlement (UE) 2020/2092. Il permettait de suspendre ou réduire les fonds européens en cas de violation des principes de l’état de droit susceptible d’affecter la bonne gestion financière du budget. Ce mécanisme a été appliqué concrètement à la Hongrie (suspension de plusieurs milliards d’euros de fonds de cohésion à partir de 2022) et a pesé dans les négociations avec la Pologne.
Le CFP 2028-2034 franchit une étape supplémentaire sur trois points :
Extension à l’ensemble des fonds. Le mécanisme 2020/2092 ne couvrait que les fonds structurels et certains programmes. La proposition 2028-2034 étend la conditionnalité à tous les fonds du CFP, y compris la PAC – une première. Un État membre dont les paiements agricoles seraient suspendus pour violation de l’état de droit serait dans une situation politiquement intenable.
Procédure accélérée. La Commission pourrait suspendre les paiements de sa propre initiative, sans nécessiter un vote unanime du Conseil. C’est un changement institutionnel majeur qui renforce considérablement le levier de Bruxelles.
Lien avec les jalons du PPNR. Les conditionnalités état de droit s’articulent avec les jalons de performance des PPNR : un État membre qui ne respecte pas ses engagements en matière de gouvernance peut voir ses décaissements bloqués à deux niveaux distincts.
Pour les porteurs de projets dans les États concernés, l’enjeu est direct : un gel des paiements au niveau national peut bloquer des programmes opérationnels entiers, indépendamment de la qualité des projets individuels.
Ce que ça change pour vous
PME et entreprises
La Rubrique 2 (Compétitivité, prospérité et sécurité) est renforcée avec ~409 Md€, dont des enveloppes significatives pour la défense, le numérique, la transition propre et la santé. Pour les PME innovantes et industrielles, c’est une opportunité réelle – à condition de s’y préparer.
Points clés à retenir :
- Le Fonds européen pour la compétitivité (FEC) fusionne 14 programmes existants autour de quatre priorités : transition propre, santé/bioéconomie, numérique, défense/espace.
- La logique de performance du PPNR signifie que les financements seront plus conditionnels à des résultats mesurables – les dossiers devront intégrer des indicateurs dès la conception.
- InvestEU est maintenu dans le FEC, avec des instruments financiers (prêts, garanties, prises de participation) en complément des subventions.
- Action immédiate : identifier les objectifs du PPNR France correspondant à votre secteur dès la publication du document de programmation national.
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Collectivités territoriales
Le passage à la logique PPNR est le changement le plus structurant pour les collectivités territoriales.
Points clés à retenir :
- Le rôle des régions comme autorités de gestion n’est pas garanti dans le PPNR : le pilotage national est renforcé, et la répartition des compétences entre État et régions devra être négociée dans le cadre national de mise en œuvre.
- La reclassification de certaines régions (ex-Picardie, ex-Limousin, ex-Lorraine) en régions moins développées (à confirmer dans les règlements sectoriels) ouvrirait droit à des taux de cofinancement plus favorables.
- L’enveloppe France ~90,1 Md€ (PPNR) vs ~18,4 Md€ (cohésion seule) en 2021-2027 : la hausse est réelle mais le périmètre est radicalement différent – la PAC est incluse.
- Action immédiate : se positionner dans les concertations nationales sur le PPNR France dès maintenant, avant que les arbitrages ne soient rendus.
Associations et ONG
Les associations et ONG doivent surveiller plusieurs évolutions simultanées.
Points clés à retenir :
- FSE+ et CERV (programme pour les citoyens, l’égalité, les droits et les valeurs) sont maintenus dans le périmètre PPNR.
- Erasmus+ voit son budget augmenter de +50 % à 49 Md€ – une opportunité majeure pour les organisations actives dans l’éducation, la jeunesse et la mobilité.
- Le nouveau programme AgoraEU remplace et élargit CERV pour soutenir la culture, les médias et la société civile (à suivre sur les sources officielles de la Commission).
- Risque : la recentralisation peut réduire le nombre d’appels à projets régionaux, au profit d’appels nationaux ou européens directs.
- Action immédiate : renforcer les partenariats nationaux et suivre les consultations de la Commission sur les règlements sectoriels.
Universités et chercheurs
Les universités et chercheurs opèrent dans un cadre distinct du PPNR.
Points clés à retenir :
- Horizon Europe reste en gestion directe par la Commission, hors PPNR – les règles de candidature ne changent pas fondamentalement.
- Le Conseil européen de la recherche (ERC) et l’Institut européen d’innovation et de technologie (EIT) sont maintenus et renforcés dans le FEC.
- La Rubrique 2 ouvre de nouvelles opportunités pour la recherche appliquée en défense, numérique et santé – des domaines où les universités peuvent se positionner via le FEC.
- Action immédiate : suivre séparément les négociations sur le règlement Horizon Europe 2028, dont les modalités précises seront définies dans un règlement sectoriel dédié.
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FAQ – Questions fréquentes sur le comparatif CFP 2021-2027 vs 2028-2034
Quelle est la différence principale entre le CFP 2021-2027 et le CFP 2028-2034 ?
La différence structurelle majeure est le passage de 7 rubriques à 4, et surtout le remplacement des accords de partenariat par les PPNR (Plans de Partenariat Nationaux et Régionaux). Les PPNR fusionnent dans un seul document stratégique par État membre des fonds auparavant gérés séparément : cohésion (FEDER, FSE+), PAC, pêche et certains volets sécurité/migration. Le budget passe de ~1 214 Md€ à ~2 000 Md€ en prix courants, mais cette hausse intègre notamment le remboursement de la dette NextGenerationEU.
Le budget européen double-t-il vraiment entre 2021-2027 et 2028-2034 ?
Non, pas en termes réels. Le budget du CFP 2021-2027 était de ~1 214 Md€ en prix courants (hors NextGenerationEU). La proposition 2028-2034 s’élève à ~2 000 Md€, soit une hausse nominale d’environ +65 %. Mais cette comparaison est trompeuse : le CFP 2028-2034 intègre le remboursement de la dette NextGenerationEU (~149 Md€ sur 7 ans), l’inflation sur 7 ans, et un périmètre élargi (PAC et pêche désormais incluses dans le PPNR). En prix constants et à périmètre comparable, la hausse est nettement plus modeste.
Les programmes européens existants (FEDER, FSE+, Horizon Europe) sont-ils maintenus en 2028-2034 ?
Oui, les grands programmes sont maintenus, mais leur architecture change. FEDER, FSE+ et le Fonds de cohésion sont intégrés dans le PPNR (gestion partagée). Horizon Europe, Erasmus+, LIFE et CERV/AgoraEU restent des programmes à gestion directe par la Commission, hors PPNR. Les règlements sectoriels définissant les règles précises de chaque programme seront adoptés en 2027, après l’accord politique sur le CFP.
Quand les porteurs de projets peuvent-ils commencer à postuler aux fonds 2028-2034 ?
La programmation démarre officiellement le 1er janvier 2028. Les États membres devront soumettre leurs PPNR à la Commission d’ici mi-2027 pour approbation. Les premiers appels à projets au titre des fonds du PPNR (FEDER, FSE+, etc.) ne seront pas ouverts avant 2028, et probablement pas avant 2029 pour les programmes les plus complexes – comme ce fut le cas en 2021-2027 où les premiers appels n’ont été lancés qu’en 2022-2023. C’est maintenant qu’il faut se préparer.
Pour aller plus loin
- Consultez notre guide complet sur la programmation européenne 2028-2034 pour une vue d’ensemble de la nouvelle architecture.
- Lisez notre décryptage du PPNR pour comprendre en détail le fonctionnement du nouvel instrument de programmation.
- Accédez à la version détaillée de ce comparatif avec tous les chiffres programme par programme (page /ressources/comparatif-cfp/ à venir).
Sources officielles
- Commission européenne – Le budget de l’UE pour 2028-2034 en bref
- Commission européenne – Questions & réponses sur le CFP 2028-2034
- Sénat français – Rapport R25-532 : CFP 2028-2034, de grandes fusions au risque de beaucoup de confusion





